Voici une des vidéos les
plus connues qui explique ce que sont les SIGNAUX D'APAISEMENT chez le chien.
Ces signaux que chaque propriétaire de chien devrait connaître et être entraîné
à lire, afin de mieux détecter les signes de stress chez son animal, par
exemple.
Je suis comportementaliste, médiatrice dans les relations homme/chien, en Ile de France. Pour plus d'informations sur mon activité, visitez mon site : "http://www.regarddechien.com" Sur ce blog, je souhaite partager des articles, des documents, des vidéos que je trouve intéressants.
samedi 21 décembre 2013
vendredi 20 décembre 2013
L’effet du temps passé à rester seul sur le bien-être du chien
Source : Swedish
University of Agricultural Sciences, Department of Animal Environment and
Health, Box 7068, 750 07 Uppsala, Sweden - Extrait paru sur “Applied Animal Behaviour Science“, disponible sur
“http://www.journals.elsevierhealth.com “
Traduction libre de K. Barbéry, comportementaliste, consultante relation homme/chien (REGARD DE CHIEN)
Traduction libre de K. Barbéry, comportementaliste, consultante relation homme/chien (REGARD DE CHIEN)
Le but de cette étude était d'étudier l'effet
du temps passé à rester seul sur l'activité cardiaque du chien et sur son
comportement. Douze chiens appartenant à des particuliers, et sans
antécédent de comportements problématiques liés à la séparation, ont été filmés
à trois reprises tandis qu’ils étaient laissés seuls dans leur environnement
familial.
Les trois situations ont duré 1/2 heure, 2 heures et 4 heures.
L’enregistrement vidéo a débuté 10 min avant le départ du propriétaire de la maison et a continué 10 min après son retour, afin d’étudier les interactions entre le chien et le propriétaire, mais aussi le comportement du chien au moment de la séparation.
Les données sur la fréquence cardiaque et sur la variabilité du rythme cardiaque ont été recueillies sur une même période de temps dans chaque situation.
Les comportements ont été analysés isolément, mais également regroupés et définis comme de nouvelles variables : comportements actifs, comportements d’attention, vocalises, interactions initiées par le propriétaire et interactions initiées par chien.
Aucune différence de comportement entre les situations (à intervalles de temps équivalent) n’a été notée avant le retour du propriétaire, néanmoins un certain nombre a été observé au moment des retrouvailles.
Lorsqu’ils étaient laissés seuls 2 et 4 heures, les chiens se sont montrés plus actifs et plus attentifs que lorsqu’ils étaient laissés seuls ½ heure, et ils ont également davantage remué la queue et interagit avec leurs propriétaires. Ils se sont plus léchés les babines et leur corps tremblait davantage au retour du propriétaire après une longue période de séparation.
Lorsqu’ils étaient laissés 2 heures, leur fréquence cardiaque avait tendance à être plus élevée au cours des deux premières minutes après les retrouvailles que lorsqu’ils étaient laissés seuls ½ heure.
Les trois situations ont duré 1/2 heure, 2 heures et 4 heures.
L’enregistrement vidéo a débuté 10 min avant le départ du propriétaire de la maison et a continué 10 min après son retour, afin d’étudier les interactions entre le chien et le propriétaire, mais aussi le comportement du chien au moment de la séparation.
Les données sur la fréquence cardiaque et sur la variabilité du rythme cardiaque ont été recueillies sur une même période de temps dans chaque situation.
Les comportements ont été analysés isolément, mais également regroupés et définis comme de nouvelles variables : comportements actifs, comportements d’attention, vocalises, interactions initiées par le propriétaire et interactions initiées par chien.
Aucune différence de comportement entre les situations (à intervalles de temps équivalent) n’a été notée avant le retour du propriétaire, néanmoins un certain nombre a été observé au moment des retrouvailles.
Lorsqu’ils étaient laissés seuls 2 et 4 heures, les chiens se sont montrés plus actifs et plus attentifs que lorsqu’ils étaient laissés seuls ½ heure, et ils ont également davantage remué la queue et interagit avec leurs propriétaires. Ils se sont plus léchés les babines et leur corps tremblait davantage au retour du propriétaire après une longue période de séparation.
Lorsqu’ils étaient laissés 2 heures, leur fréquence cardiaque avait tendance à être plus élevée au cours des deux premières minutes après les retrouvailles que lorsqu’ils étaient laissés seuls ½ heure.
Selon les résultats de cette étude, l'effet du
temps passé seul s’est illustré chez les chiens par un accueil plus
enthousiaste du propriétaire, par une activité physique plus importante et
une plus grande attention au retour du propriétaire, ceci déjà après
2 heures de séparation.
Bien que cette étude ne puisse distinguer si les chiens étaient conscients de la durée de séparation (mais ne le montraient pas) ou s’ils l’ignoraient jusqu’au retour de leur propriétaire, elle confirme que les chiens sont bien affectés par le temps lorsqu’ils sont laissés seuls à la maison.
Bien que cette étude ne puisse distinguer si les chiens étaient conscients de la durée de séparation (mais ne le montraient pas) ou s’ils l’ignoraient jusqu’au retour de leur propriétaire, elle confirme que les chiens sont bien affectés par le temps lorsqu’ils sont laissés seuls à la maison.
Notre responsabilité en cause dans l’agressivité des chiens
Source :
Sheila Dichoso, The Medill Reports Chicago 18/03/09.
Traduction libre de K. Barbéry, comportementaliste, consultante relation homme/chien (REGARD DE CHIEN)
Traduction libre de K. Barbéry, comportementaliste, consultante relation homme/chien (REGARD DE CHIEN)
Des chercheurs vétérinaires de l’Université de Pennsylvanie ont
constaté que les propriétaires de chiens qui utilisent des méthodes coercitives
pour résoudre les problèmes de comportement de leur animal aggravent la
situation plutôt qu’ils ne la résolvent.
"L’agression
est de loin le problème de comportement le plus courant“ déclare le Dr
Meghan Herron, vétérinaire et principal auteur de l'étude.
Bien que de nombreux vétérinaires
et éducateurs canins ne soient pas surpris par ces résultats, un large public
est encore inconscient des conséquences de l'utilisation de méthodes basées sur
le rapport de force.
Le Dr. Herron a trouvé
intéressant de constater que plusieurs de ces méthodes d’éducation, comme
l’utilisation de la "position alpha" (position dominante) et frapper
ou crier «non» au chien, ont suscité une réaction agressive auprès de plus d'un
quart des chiens dont les propriétaires avaient été interrogés.
La technique de
la “position alpha“ consiste à retourner
le chien sur le dos et à le maintenir dans cette position, le plus souvent au
niveau de la gorge. L’idée à l’origine était d’apprendre au chien à reconnaître
celui qui utilise cette méthode comme chef de meute ou "chien alpha".
Le Dr. Herron juge cette technique agressive, de même que grogner sur le chien,
lui faire baisser le regard ou le contraindre à lâcher un objet en faisant
pression sur ses gencives avec les doigts. Ces façons de faire auraient plutôt
l’effet inverse sur nos animaux ou ne les aideraient pas du tout.
Selon le Dr. Herron,
la plupart de ces méthodes d’éducation basées sur le rapport de force ou sur la
punition suscitent la peur, or la motivation première du chien qui agresse
l’homme est la peur.
Ces techniques peuvent
certes inhiber l'agression, mais elles ne changent pas la façon dont le chien
perçoit ce qu'il agresse", ajoute Rendy Schwartz, propriétaire de chien et
principale éducatrice à “Anything Is Pawsible in Noble Square“.
Pour son
enquête, l'École Vétérinaire de Penn
de Philadelphie a recueilli 140 témoignages de propriétaires de chiens
en consultation chez elle. On leur a demandé comment ils avaient réagi face aux
conduites agressives de leur chien, où ils avaient appris la méthode appliquée
et comment leur animal avait réagi en retour. L’étude a été réalisée sur une période
d'un an et les chiens étudiés présentaient tout type de conduites agressives,
y compris celles liées à l'anxiété de séparation et la peur de l'orage. Il a été
constaté que les chiens qui se montraient agressifs vis-à-vis des étrangers étaient
plus susceptibles de répondre agressivement à la méthode de la "position
alpha“. Les chiens peuvent également développer un comportement agressif
à travers certains jeux, comme celui de tirer à la corde.
Selon le Dr. Herron, « le
jeu de tirer à la corde permet à un grand nombre de chiens de décharger beaucoup
d’énergie, quand il est joué correctement. » Mais quand ce n’est pas
le cas, il peut déclencher des comportements agressifs.
« Tout contact
de la gueule du chien sur les mains des personnes doit instantanément mettre
fin au jeu », précise-t-elle. « La corde doit être mise de côté dès la
fin du jeu et rien d’autre à la maison ne doit servir pour ce jeu. Cela permet
de bien structurer le jeu et de prévenir le déclenchement de tout comportement
similaire sur d’autres objets, comme des draps ou des vêtements. »
«Nous encourageons
les propriétaires à ne pas se livrer à des jeux brutaux impliquant les mains,
les pieds ou autres parties du corps, mais plutôt à se livrer à des jeux et des
exercices de façon plus organisée», explique-t-elle.
Le Dr. Schwartz a
comparé la façon dont les chiens étaient traités à la façon dont un parent
pourrait traiter son enfant. « Éduquez
un enfant d’une main de fer ou par la force, et vous pourrez voir cet enfant
lui aussi jouer de façon agressive," confie-t-elle.
Le Dr. Herron recommande
d'utiliser des techniques de renforcement positif, comme la récompense
alimentaire. Elle suggère également aux propriétaires de rester calmes, prévisibles
et cohérents dans l’éducation de leur chien.
L'objectif de l'étude était
d’observer si les méthodes d’éducation basées sur le rapport de force
conduisaient davantage à des réactions agressives que d’autres méthodes d’éducation.
Mais la prévention de
l’agression chez les chiens reste beaucoup plus aisée que son traitement. Même
si la plupart des chiens ont la capacité d’évoluer positivement, selon le Dr.
Schwartz, « il faut beaucoup de temps, de dévouement et de vigilance pour
aider les cas les plus graves. »
Le Dr. Herron,
souhaite que cette étude permette d’insister sur le fait que l'utilisation de méthodes
basées sur le rapport de force risque davantage de porter préjudice aux propriétaires
de chiens et aux chiens qui sont alors pour la plupart cédés, abandonnés ou
euthanasiés.
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